Créations d'entreprises

Le taux de création d'entreprises est un indicateur du dynamisme économique d'un territoire. En 2010, pour 5.463 créations d'entreprises, plus de 83% (contre 73% pour la France) ont été des créations individuelles, et près de 50% ont été enregistrées sous le statut d'auto-entrepreneurs (55% pour la France).

En 2010, se distingue la partie orientale du massif pour le taux de création d'entreprises, au sein de contextes différents : si la zone massif des P.O. concentre plus de 25% des entreprises des Pyrénées, l'Aude n'en accueille que 9%, et témoigne d'une dynamique nouvelle.

 

29.2010-impact-auto-entrep

taux creat entr 2010

Si les pôles urbains concentrent la plus forte part de création d'entreprises, on constate qu'un certain nombre de territoires notamment transfrontaliers possèdent un important tissu d'entreprises.

L'enjeu de la transmission - reprise

Un dynamisme existe au niveau de la création d'entreprises sur le Massif, notamment ses territoires orientaux. Mais quel que soit le secteur d'activité, l'âge moyen des chefs d'entreprises du Massif est avancé, et laisse craindre un étiolement du tissu productif (qu’il soit artisanal, industriel ou agricole). Il aurait pour conséquence, au-delà de la perte importante d’emplois directs, une fragilisation du tissu socio-économique dans les vallées montagnardes. 

Dans l’agriculture, bien que la moyenne d’âge des exploitants de la chaîne soit de plus de 50 ans et que la majorité d’entre eux n’ait pas, à ce jour, de successeur, le nombre de bénéficiaires de la DJA (Dotation Jeune Agriculteur) est en constante augmentation, notamment pour les exploitants pastoraux. Les installations hors dispositif DJA sont difficilement quantifiables mais non négligeables. Tout comme les installations hors cadre familial, elles contribuent au renouveau du tissu agricole mais se heurtent à des contraintes économiques, techniques et sociales fortes.

Pour le secteur de l’artisanat, en 2011, 22 % des chefs d'entreprise, soit 2.712 personnes, avaient plus de 55 ans, et 34% avaient entre 45 et 55 ans, ce qui représente un potentiel certain d'activités à transmettre et à reprendre dans les prochaines années, notamment dans le secteur du bâtiment et de la production.  

Si la création d'entreprises atteint un bon niveau dans le Massif, la transmission-reprise présente aussi des avantages : elle permet de sauvegarder les emplois et le savoir-faire d'une entreprise ; elle utilise des locaux existants, évitant des friches artisanales (trop peu souvent rendues à d'autres usages, voire à la nature) ; elle permet au cédant de valoriser son capital.

Voir l'exemple d'Initiative Ariège.